Thème

Salut

Auteurs

Pierre-Henry NAU

Lieu

Non précisé

Date

Non précisée

Sept fausses idées sur le Christianisme

  1. Le christianisme est une belle invention !

C’est faux. Le christianisme n’est pas une religion sortie tout droit de l’imagination de penseurs ingénieux. Dieu n’a pas été créé par les hommes et « à leur image ». C’est lui qui a créé les hommes à son image puis s’est révélé à eux :

  •  par des visions : A Abraham, Moïse, Paul…

  •  par des prophètes comme Esaïe, Jérémie, Daniel…

  •  et surtout en Jésus-Christ, qui est l’incarnation de Dieu.

La Bible est un livre remarquablement cohérent. Malgré ses multiples auteurs, ayant vécu à des époques et dans des cultures différentes, elle offre une grande unité dans le message.

Autre fait éloquent, les récits historiques de l’Ancien Testament préfigurent de façon très pédagogique la doctrine du Nouveau Testament.

Les disciples de Jésus, qui ont propagé le christianisme, n’étaient pas des philosophes. Pierre était pécheur sur le lac de Galilée, Matthieu percepteur d’impôts. Ils n’avaient pas beaucoup d’instruction. Ils ont simplement fait part des faits exceptionnels dont ils ont été témoins : Jésus a été annoncé par Jean-Baptiste, il a fait des miracles, il a prêché l’amour, il est mort innocent, il est ressuscité, il est monté au ciel… Avant de partir, il leur a dit d’annoncer que le salut était offert à tous ceux qui croiraient en lui. Ils ont accompli leur mission avec une grande conviction, et au péril de leur vie.

  1. Le christianisme est la foi en un Dieu cruel et injuste !

C’est faux. Mais direz-vous « Pourquoi Dieu permet-il la souffrance, la maladie, pour les bons comme pour les méchants ? pourquoi les guerres, les attentats, les meurtres d’innocents ? pourquoi ces tremblements de terre, ces accidents, ces naufrages, ces catastrophes aériennes…. ? pourquoi, pourquoi ? »

Le fait que le mauvais cœur ou la folie des hommes sont directement responsables de certains de ces malheurs ne vous aura pas échappé mais cela ne répond pas entièrement à la question.

« Pourquoi » peut signifier : quelle est la cause ? On répondra avec la Bible que la souffrance et la mort sont une punition irréversible qui frappe l’espèce humaine dans sa globalité à cause de la désobéissance d’Adam et Eve.

« Pourquoi » peut aussi signifier : quel est le but ? Et la Bible affirme de multiples fois que c’est dans l’adversité que l’on grandit et que l’amour brille le plus.

Mais ce « pourquoi » est aussi un cri d’incompréhension des voies d’un Dieu qui se dit aimant… Je crois que cette incompréhension tient au fait que nous jugeons Dieu à l’échelle de la vie humaine et non à celle de l’éternité. Lui voit les choses autrement, et ses enjeux sont avant tout ceux de l’éternité. Même si une vie de souffrance peut être extrêmement longue à endurer, qu’est-ce en regard d’une éternité de bonheur ? Peut-être me pardonnerez vous cette comparaison bien triviale pour un sujet aussi grave, mais je trouve qu’elle aide à réfléchir : « Il ne faut pas juger le médecin sur la durée de la piqûre (la vie terrestre, douloureuse ou pas), mais sur les jours et les années qui suivront la guérison (l’éternité)… »

En tout cas, pour un chrétien, la question du « Pourquoi ? » doit rester au second plan. La question urgente, face au malheur des autres, c’est : « Comment aider ? »

  1. Le christianisme est en contradiction avec la science !

C’est faux. Par exemple, dire que « la théorie de l’Évolution a remplacé la foi en la Création » relève d’un raisonnement « à l’emporte pièce ».

Relisez le chapitre 1er de la Genèse à la lumière des connaissances actuelles. Vous serez frappés par le fait que l’ordre d’apparition des éléments (astres, Terre, mers, continents, végétaux, animaux, homme) est celui qui est retenu par les scientifiques aujourd’hui.

On a souvent critiqué certaines affirmations de la Bible, comme le fait de classer le lièvre parmi les ruminants. Mais récemment, on s’est aperçu que le lièvre digérait deux fois ses aliments, ce qui en fait un authentique ruminant… on pourrait citer ainsi de nombreux exemples où l’archéologie, la médecine et la géologie viennent confirmer contre toute attente les déclarations de la Bible.

  1. Le christianisme ne rend pas les gens meilleurs !

C’est faux. Pourtant, « ce qui me déçoit », direz-vous, « c’est que les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres. Regardez dans l’Histoire : Les Croisades, l’Inquisition… ». Ce constat mérite des précisions. Ceux dont vous parlez, sont-ils (ou étaient-ils) de vrais chrétiens, ayant passé par la nouvelle naissance, ou seulement des gens qui se disent (ou se disaient) chrétiens, ou de culture chrétienne, ou simplement des « occidentaux » ?

Jésus a dit : « On reconnaît l’arbre à son fruit. Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits » (Luc 6 : 43-44). L’apôtre Jacques ajoute : « La foi sans les bonnes œuvres est morte… par mes œuvres, je te montrerai ma foi » (Jacques 2 : 17-18).

C’est la foi qui sauve, mais les bonnes œuvres témoignent ensuite de sa réalité. On ne peut pas être chrétien et se complaire à faire le mal.

  1. Le christianisme impose beaucoup de contraintes !

C’est faux. La seule chose qui est vraie est que le christianisme change la vie. Par la foi en Jésus, on naît de nouveau. L’Esprit Saint vient habiter en nous. Dès lors, la vision de soi, du monde, et de la vie change totalement. Les priorités ne sont plus les mêmes. Le chrétien apprécie naturellement d’aller à l’église, de lire la Bible, de prier, de faire du bien aux autres.

Les choses que la Bible appelle des péchés ne l’attirent plus aussi fort qu’avant. En fait, c’est une illusion de croire que certains péchés procurent du bonheur. Peu à peu, le chrétien expérimente que la piété « le conserve » et le rend heureux, lui et les autres autour de lui.

Le chrétien n’a pas besoin de beaucoup de commandements :

Jésus a résumé sa loi en deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». (Matthieu 22 : 37-39). Tout le reste en découle. Tout ce qui respecte ces deux principes est permis… C’est la loi de la liberté (Jacques 1 : 25).

  1. Le christianisme comprend plusieurs religions !

C’est faux. Le christianisme unit tous ceux qui reconnaissent en Jésus-Christ le Fils de Dieu et le Sauveur. Tous, ensemble, forment l’Eglise de Jésus-Christ. Tous les vrais chrétiens, qu’ils se disent catholiques, orthodoxes, protestants ou évangéliques sont d’accord sur la question essentielle : « Qui est Jésus-Christ pour vous ? ». Tous se reconnaissent dans le Symbole des Apôtres (credo catholique simple) qui proclame la foi en Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit), au pardon des péchés, en l’Eglise universelle, en la résurrection, et la vie éternelle…

Il existe aussi de nombreux groupes, d’inspiration biblique mais en désaccord plus ou moins grand avec ces fondements de la foi : s’ils poursuivent d’autres objectifs que de mettre les gens en relation directe avec Jésus-Christ, il faut les considérer comme des sectes. Ils constituent une minorité.

L’unité des chrétiens gagnerait à être plus visible, mais elle ne doit pas être rétablie brutalement : les divergences, qui portent sur l’initiation chrétienne, le ministère, le déroulement des offices… ne sauraient être réglées à la légère.

  1. Le christianisme, c’est trop facile !

Pas tant que ça. Il est vrai que le christianisme est à la portée de tous, que le moyen du salut est d’une simplicité et d’une facilité étonnantes puisqu’il suffit de croire en Jésus. Cela paraît presque injuste puisqu’il suffirait de se convertir juste avant sa mort pour voir tous ses péchés effacés in extremis. Mais :

  • Personne ne peut faire un tel calcul puisque nul ne peut prédire exactement le jour de sa mort.

  • Croire au sacrifice de Jésus n’est pas si simple parce que cela sous-entend d’accepter l’idée que l’on est pécheur, et incapable de mériter le Paradis : cela demande de l’humilité, une capitulation… De même, déjà, croire en Dieu exige de se contenter d’être une simple créature face à son Créateur.

  • Et puis, la foi, ce n’est pas si simple, puisque vous… vous ne croyez pas (peut-être que si, dans ce cas « Gloire à Dieu ! »).

Certains disent aussi que la foi chrétienne est une solution de facilité pour fuir ses angoisses, une manière de se rassurer par rapport à la mort. Pourtant, la Bible n’est pas si rassurante : « Après la mort, il y a le jugement » affirme-t-elle (Hébreux 9 : 27). Aussi est-il plus tranquillisant de croire en la réincarnation, comme c’est la mode aujourd’hui, car cette dernière donne une ou plusieurs nouvelles chances… Mais la Bible dit aussi, que « qui croit au Fils, a la vie éternelle » (Jean 3 : 36)

Croyez-le, et changez de vie et d’éternité !