Thème
Bible
Auteurs
M-A. Brun
Lieu
Strasbourg
Date
06/07/2025
La croisière ne s’amuse pas, mais Dieu agit !
« Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant. » 2 Timothée 4.2
Paul écrira ces paroles à Timothée quelque temps avant sa mort.
Pourquoi citer un texte postérieur à celui que nous allons observer aujourd’hui ?
Parce que, bien souvent, nous ne voyons pas plus loin que l’actualité ou le moment présent. Nous n’anticipons pas ce qui va se passer… Et tous les hommes réagissent ainsi dans les moments de grande difficulté.
Dans ce récit, Paul nous permet d’observer comment lui-même traverse une épreuve importante.
I. Départ pour Rome : un voyage semé de difficultés (27.1-17)
v.1 Paul voyage en tant que VIP : Very Important Prisonnier. Il est accompagné de Julius, un officier de la cohorte impériale…
Calmons-nous un instant. Dans le texte original, il est simplement écrit : « la cohorte Augusta ».
Mais qui règne alors sur l’Empire romain ? C’est Néron, le même qui fera incendier Rome en 64 apr. J.-C. Son nom complet est : Imperator Nero Claudius Caesar Augustus Germanicus.
Les empereurs romains portaient tous les titres de César et Auguste, en référence à Jules César et à Auguste, son successeur et premier empereur de Rome.
Pour faire simple, reprendre le nom ou les titres d’un prédécesseur donnait davantage de poids à son règne. (Quant à savoir si cela garantissait la qualité du règne… c’est une autre question !)
Paul, quant à lui, avait fait appel à César pour être jugé (voir Ac. 25.21). Nous voyons ici la conséquence directe d’Ac.25.21.
Julius était donc vraisemblablement un prétorien, c’est-à-dire un membre de la garde personnelle de l’empereur.
v.2 Aristarque le Macédonien, un compagnon de Paul, était avec lui. Nous l’avons déjà aperçu en Ac. 19.29 et Ac. 20.4. Paul le mentionne également comme son compagnon de captivité en Col. 4.10, ainsi que comme un compagnon d’œuvre en Phm. 24.
Quelques informations sur les petits navires, indispensables au fonctionnement du port de Rome, le plus grand port de la Méditerranée sous l’Empire romain.
D’ailleurs, connaissez-vous le nom que portait la mer Méditerranée à l’époque de la Pax Romana (« la Paix romaine ») ? Les Romains l’appelaient Mare Nostrum, ce qui signifie « notre mer » ! Nous verrons que la mer leur appartenait en apparence, mais que leur confiance allait rapidement déchanter lorsqu’ils s’aventureraient en haute mer.
Les petits navires étaient des navires de commerce à fond plat. Ils offraient donc peu de stabilité lorsque la tempête se déchaînait. Ils pouvaient se retourner très rapidement, car leur coque n’était pas suffisamment immergée dans l’eau. Pour naviguer en mer, les Romains longeaient les côtes afin d’avoir l’assurance de pouvoir gagner rapidement le rivage en cas de tempête.
v.3 à 28.14 Itinéraire du voyage
Des versets 3 à 8, nous pouvons suivre les premières étapes du voyage.
Les Romains, première puissance mondiale de l’époque, avaient conquis tout le bassin méditerranéen. Pourtant, même eux longeaient les côtes afin de limiter les risques liés à la navigation.
v.9 Le voyage se déroule pendant les trois mois d’hiver de l’an 60. Le texte indique que c’est la période du jeûne, c’est-à-dire la période où les navires ne naviguaient plus.
Il s’agit de « la fête des Expiations » (Lv.16.29-31), célébrée vers l’équinoxe d’automne, à l’entrée de la mauvaise saison (Yom Kippour).
v.10 Paul les avertit :
« Mes amis, je vois que la navigation ne se fera pas sans dommages et qu’il y aura beaucoup de pertes, non seulement pour la cargaison et pour le bateau, mais encore pour nous-mêmes. »
v.11 Le centurion choisit d’écouter le capitaine du navire plutôt que Paul.
v.12 à 17 La désillusion de l’équipage face à son incapacité à diriger le navire.
II En mer avec ou sans Dieu : (18-26)
v.18 & 19 Les passagers se débarrassent de tous les objets lourds qui pourraient entraîner le bateau vers le fond de la mer.
v.20 Le navire avance sans aucun point de repère. À cette époque, il n’existait ni boussole ni compas marin. En raison de l’absence du soleil et des étoiles, les marins naviguent donc à l’aveugle.
Une telle situation est extrêmement déstabilisante et peut même couper l’appétit.
v.21 à 26 Paul prend alors la parole devant tous.
Il leur expose la révélation qu’il a reçue de Dieu :
« En effet, un ange du Dieu auquel j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit et m’a dit : « Paul, n’aie pas peur ! Il faut que tu comparaisses devant l’empereur. Et voici que Dieu t’accorde la vie de tous ceux qui naviguent avec toi. » » (v.23-24)
Connaissez-vous ?
C’était un pasteur écossais qui se trouvait à bord du Titanic. Il est connu pour
avoir exhorté les passagers en déclarant :
« Les femmes et les enfants d’abord, ainsi que tous ceux qui ne sont pas encore sauvés ! »
Puis, lorsqu’il s’est lui-même retrouvé dans l’eau, il a donné son gilet de sauvetage à un homme en lui demandant s’il était chrétien.
L’homme lui ayant répondu que non, John Harper lui aurait dit :
« Vous en aurez plus besoin que moi. »
À l’image de John Harper, Paul témoigne de sa foi en Dieu, le Dieu souverain qui dirige toutes choses, parce qu’il est le Créateur de toutes choses.
Vous souvenez-vous de cette exhortation de Paul ?
« Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant. » (2 Tim.4.2)
Il ne s’agit pas de faire preuve d’abus spirituel envers des personnes qui traversent une grande épreuve, mais de leur présenter la paix et la confiance que l’on peut trouver en Dieu, autrement dit, de les inviter à la foi.
« Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5.20)
Qu’est-ce que cela nous apprend ?
Pour empêcher la propagation de l’Évangile, l’ennemi a suscité l’opposition des hommes contre Paul (voir les chapitres précédents).
À présent, il se sert des éléments de la nature pour tenter de lui barrer la route.
Beaucoup de personnes ressemblent à un voilier : leur marche dépend du vent qui souffle.
Si c’est le vent « du midi » qui les pousse doucement, tout va bien : elles lèvent l’ancre pleines de courage et avancent avec assurance.
Mais lorsque les vents deviennent contraires, elles naviguent « avec peine », ne sont plus capables de progresser et cherchent, ici ou là, des refuges humains pour faire face à leurs difficultés.
Enfin, lorsqu’éclate la tempête d’une grande épreuve, elles ne parviennent plus à tenir le cap et se laissent emporter à la dérive.
À l’inverse, que notre foi soit active et ferme, afin que nous continuions d’avancer vers le but malgré les tempêtes ! Certes, c’est plus facile à dire qu’à vivre, mais c’est précisément dans ces moments-là que notre confiance en Dieu est appelée à grandir.
Ne nous arrive-t-il pas bien souvent d’accorder davantage de confiance aux conseils et aux opinions des hommes qu’aux directions de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit ?
III. En Dieu seul est notre secours (27.27-44 ; voir Ps.124)
« En effet, voici ce qu’avait dit le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël :
« C’est dans le retour à moi et le repos que sera votre salut, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force », mais vous ne l’avez pas voulu ! » Esa.30.15
v.27 à 32 Les marins sont inquiets et pensent à s’enfuir.
Mais Paul leur dit de rester à bord, car s’ils quittent le navire, il ne peut leur garantir la vie.
À quoi vous fait penser ce passage ? Il nous rappelle que, nous aussi, en tant que croyants, nous sommes appelés à prendre soin de ceux qui nous maltraitent ou nous rejettent. Notre désir est qu’ils demeurent en vie afin de pouvoir encore leur annoncer l’Évangile et leur présenter le salut en Jésus-Christ.
… l’amour de Dieu et annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile (cf. Rom.12.14, inspiré de Matt.5.44).
v.33 à 37 Lors de son troisième voyage missionnaire, alors qu’il séjournait à Corinthe, Paul avait écrit aux chrétiens de Rome :
« Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire. Car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. » (Rom.12.20-21)
Paul cite ici Pr.25.21-22. Dans ce chapitre consacré aux relations avec les autres, il encourage les croyants à répondre au mal par le bien.
Sur le navire, Paul met lui-même en pratique ce qu’il a enseigné. Il cherche à conserver de bonnes relations avec ces hommes afin d’avoir encore l’occasion de leur parler de Christ.
Il avait également écrit :
« Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. » (Rom. 12.18)
Paul saisit même l’occasion de rendre grâce à Dieu devant les 276 personnes présentes à bord.
En tant que citoyen romain, Paul connaissait bien le fonctionnement et la mentalité de l’Empire romain.
Ainsi, ce qu’il avait enseigné dans sa lettre aux Romains trouve une application concrète au cours de ce voyage.
v.38 à 44 Une fois leur repas terminé, une nouvelle difficulté survient : le navire s’échoue sur un banc de sable.
Sous la violence des vagues, la coque commence à se briser.
En voyant cela, les soldats veulent tuer les prisonniers afin d’empêcher toute tentative d’évasion.
Mais Julius, le centurion, désire sauver Paul et s’oppose à leur projet.
A-t-il été touché par l’amour de Dieu dont Paul lui a témoigné ? Seul Dieu le sait.
Paul pouvait écrire en toute vérité :
« C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les insultes, dans les détresses, dans les persécutions, dans les angoisses pour Christ ; car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2 Cor. 12.10)
IV. Arrivés à bon port… mais… (28.1-10)
« Il est clair que vous êtes une lettre de Christ écrite par notre ministère, non avec de l’encre mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre mais sur des tables de chair, sur les cœurs. » 2 Cor.3.3
v.1 à 6 Arrivés à terre, les passagers du navire sont enfin sains et saufs. Les habitants de l’île leur réservent un accueil plein de bienveillance.
Nous pouvons y voir la main de Dieu qui prend soin de Paul, mais aussi de tous les hommes qui voyagent avec lui.
Ces habitants semblent ne pas connaître le Dieu véritable. Lorsqu’ils voient le serpent accroché à la main de Paul, ils interprètent cet événement comme un jugement divin, pensant que Paul est puni pour une faute qu’il aurait commise.
Dans l’Ancien Testament, nous trouvons un exemple qui montre que les épreuves ne sont pas toujours la conséquence d’un péché personnel.
Dieu demanda au prophète Osée d’épouser une femme à la conduite infidèle afin que les difficultés de leur mariage deviennent une illustration vivante de l’infidélité du peuple d’Israël envers l’Éternel. À travers cette situation, Dieu adressait un appel à son peuple pour qu’il revienne à lui (voir Osée, ch.1 à 3, puis 4 pour le début des reproches adressés à Israël).
v.5 Paul secoue la vipère dans le feu sans subir aucun mal.
À quelle température sert-on généralement le thé ?
Environ 75 °C, soit plus de deux fois la température normale du corps humain (environ 37 °C).
Pourtant, malgré cette chaleur, la vipère ne lâche pas la main de Paul. Cela montre à quel point elle était agressive et déterminée à le mordre.
J’aime particulièrement cette citation attribuée à Churchill :
« Le chrétien est comparable au thé : il ne révèle toute sa saveur que lorsqu’il est plongé dans l’eau bouillante. »
Quel regard portent les habitants lorsqu’ils constatent que Paul ne subit aucune conséquence de la morsure de la vipère ?
Ils changent complètement d’avis et en viennent à le considérer comme un dieu.
Dans notre vie, nous rencontrons parfois des personnes qui raisonnent de la même manière : « C’est Dieu qui le punit. » ou encore : « Il a un mauvais karma. »
Ces réflexions peuvent devenir une porte ouverte pour annoncer l’Évangile et témoigner de l’amour de Dieu, lui qui veut que tous les hommes soient sauvés.
Pourquoi ? Parce que les personnes qui tiennent ce genre de discours reconnaissent souvent, consciemment ou non, qu’il existe une réalité surnaturelle. Pourtant, bien souvent, elles ne connaissent pas le Dieu véritable ni l’amour qu’il manifeste en Jésus-Christ.
Dieu parle de différentes manières, mais l’un des témoignages les plus puissants demeure la vie de ceux qui mettent leur confiance en lui. La maladie, un accident ou un handicap ne sont pas nécessairement des punitions ; ils peuvent devenir des occasions de manifester la foi, la grâce et la puissance de Dieu.
Connaissez-vous Charlotte Elliott ? Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave. En revanche, il est très probable que vous connaissiez l’un de ses cantiques : « Tel que je suis ».
Charlotte Elliott a grandi dans une famille chrétienne et a connu une enfance heureuse. Cependant, durant sa jeunesse, elle s’est éloignée du Seigneur. Par la suite, de graves problèmes de santé l’ont rendue handicapée pour le reste de sa vie. Même après son retour au Seigneur, son handicap n’a pas disparu.
À travers le cantique « Tel que je suis », Charlotte Elliott exprime à la fois sa souffrance et sa confiance en Jésus-Christ.
Son frère, qui était pasteur, résumait ainsi son témoignage :
« Charlotte a écrit « Tel que je suis » pour exprimer sa souffrance et sa foi en Jésus. Son handicap a fait davantage pour conduire des personnes à Christ que mille sermons. »
Ne minimisons jamais l’œuvre que Dieu peut accomplir au travers des événements de notre vie.
Avec Dieu, rien n’arrive par hasard.
Rappelons-nous les paroles de Joseph à ses frères :
« Vous aviez médité de me faire du mal ; Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, afin de sauver la vie à un peuple nombreux. » (Gen. 50.20)
C’est aussi ce que Jésus enseigne à ses disciples dans Mtt.5.3-12 : Dieu se sert même des épreuves et des persécutions pour accomplir son œuvre.
Puis il ajoute :
« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. On n’allume pas non plus une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur son support, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. » (Matt. 5.13-15)
Nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde. Donnons de la saveur à ce monde devenu fade et éclairons-le en lui montrant le seul véritable chemin.
Jésus a déclaré : « C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jn.14.6)
Alors, n’oublions jamais cette exhortation de Paul :
« Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant. » (2 Tim. 4.2)
Comme l’a écrit J.Dodson. :
« Dieu a la merveilleuse habitude d’accomplir ses plans au milieu des difficultés : avec Noé et le déluge, avec Israël malgré ses désobéissances, avec Jonas au milieu d’un peuple éloigné de Dieu, et suprêmement avec Jésus à la croix. »
V. L’arrivée à Rome (28.11-16)
Dans cette dernière partie du récit, nous assistons à l’arrivée de Paul à Rome. Ces derniers versets nous montrent qu’il y rencontre des frères venus d’Italie et de Rome pour l’accueillir. Mais, au fait, en dehors du fait qu’il s’y rend pour comparaître devant l’empereur, pourquoi Paul désirait-il aller à Rome ? La réponse se trouve dans la lettre qui suit le livre des Actes des Apôtres : l’Épître aux Romains.
« Je désire en effet vous voir pour vous communiquer un don spirituel afin que vous soyez affermis, ou plutôt afin que nous soyons encouragés ensemble chez vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi. Je ne veux pas que vous ignoriez, frères et sœurs, que j’ai souvent formé le projet d’aller vous voir afin de récolter du fruit parmi vous tout comme parmi les autres nations, mais j’en ai été empêché jusqu’ici. Je me dois à tous, civilisés ou non, sages ou ignorants. Ainsi j’ai un vif désir de vous annoncer aussi l’Évangile, à vous qui êtes à Rome. » Rm.1.11-15
Paul était un excellent évangéliste, mais aussi un pasteur soucieux de prendre soin des frères et sœurs et de les fortifier dans leur foi.
Rappelons que c’est toujours Néron qui règne sur l’Empire romain. C’était un empereur cruel et violent. La visite d’un serviteur de Dieu peut souvent renouveler la foi des croyants et les encourager à persévérer.
En lisant ce passage, pensons à ce que nous vivons lorsque nous recevons un nouveau prédicateur ou lorsqu’un missionnaire vient partager un compte rendu de son ministère. D’ailleurs, samedi prochain, nous aurons la joie d’entendre Céline nous parler de son service en Afrique du Nord.
Pour un missionnaire, ces rencontres représentent certes un travail de préparation, mais elles sont aussi une source de renouvellement. Quel encouragement de retrouver ceux qui le soutiennent dans la prière et matériellement ! C’est ce que nous voyons au v.15.
Comme vous pouvez le voir sur cette carte de Rome, le Forum d’Appius se trouvait non loin de Rome. Quelques années plus tard, dans cette même région, de nombreux chrétiens du premier siècle perdront la vie sous les persécutions de Néron, notamment dans les spectacles organisés près du Colisée.
Lorsque je lis le v.16, je pense à ce verset du Ps.147 :
« Il envoie ses ordres sur la terre ; sa parole court avec rapidité. » (Ps.147.15)
Nous arrivons maintenant au terme du livre des Actes des Apôtres.
« Les 30 années qui ont changé le monde. »
En effet, trois décennies seulement ont suffi. Entre les années 33 et 64 après Jésus-Christ, un mouvement est né. En l’espace de trente ans, il a connu une croissance et une crédibilité telles qu’il est devenu la foi qui allait marquer l’histoire du monde. Depuis lors, l’Évangile a transformé la vie de centaines de millions de personnes et s’est répandu jusqu’aux extrémités de la terre, touchant aujourd’hui plus de deux milliards de personnes.
Comme nous l’avons vu tout au long du livre des Actes, cette progression ne s’est pas faite sans souffrances ni difficultés. Pourtant, rien ni personne ne peut empêcher le plan de Dieu de s’accomplir.
Vivons donc avec cette pensée : nous écrivons, en quelque sorte, l’« Acte 29 ». La mission de Dieu continue, et elle demeure une mission invincible, comme le rappelle le titre de notre série sur le livre des Actes des Apôtres.
Pour terminer.
Oui, sur Dieu seul repose-toi, mon âme ;
Jésus est là, toujours à tes côtés.
Dans la douleur, dans les eaux, dans la flamme,
Son tendre amour a voulu te porter.
Si Dieu te forme et t’éprouve, mon âme,
Il te conduit vers la félicité.
Repose-toi, paisible et confiante,
Laisse à Jésus le soin de ton bonheur.
Dans le passé son aide fut constante,
Il restera ton guide et ton Sauveur.
Comme autrefois sa voix ferme et puissante
Apaisera les vagues en fureur.
Repose-toi, jamais Dieu ne t’oublie,
Et l’heure est proche où Jésus va venir.
Tu comprendras les peines de ta vie,
Et tu verras qu’il voulait te bénir.
Oh ! que ta foi honore et glorifie
Dieu qui t’aima pour l’immense avenir.
Paroles : Katharina von Schlegel Musique : Jean Sibélius