Thème

Bible

Auteurs

M-A. Brun

Lieu

Strasbourg

Date

20/10/2024

Nous savons que Pierre et Jean manifestaient la gloire de Dieu. Il leur était impossible de ne pas annoncer ce qu’ils avaient vu et entendu (Ac 4.19-20).

Ils ne craignaient pas les hommes ni ce que ceux-ci pouvaient leur faire.

L’Église grandissait rapidement en nombre, mais grandissait-elle également dans la crainte de Dieu ? Les nouveaux convertis en avaient-ils pleinement conscience ?

Cette révolution au sein de la religion du peuple juif ne pouvait-elle pas susciter l’idée que le royaume d’Israël allait enfin être libéré du joug romain ?

Les deux textes que nous allons étudier peuvent conduire à une telle réflexion. Quoi qu’il en soit, la mission du Dieu invincible continue de s’accomplir, et l’Église poursuit sa croissance.

Cependant, la beauté de ces premiers jours laisse rapidement apparaître une réalité incontournable : le cœur de l’homme demeure pécheur et a besoin que Dieu intervienne, parfois au moyen d’actes forts, pour rappeler sa sainteté.

Voilà pourquoi j’ai choisi ce titre.

« Et pourtant cela avait si bien commencé… »

I Le dénombrement & la joie du début : v. 32-33

v.32 « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais tout était commun entre eux. Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous. » (Ac 4.32-33)

Ils sont désormais plusieurs milliers de chrétiens : « la multitude ». L’acte de naissance de l’Église a été établi le jour de la Pentecôte, et cette multitude vivait comme un seul homme, animée d’un même cœur et d’une même âme.

En Ac.2.41-45 :

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés et, ce jour-là, le nombre des disciples augmenta d’environ trois mille personnes… Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. »

Nous pouvons donc estimer que l’Église comptait déjà un peu plus de 3 000 croyants. En réalité, ils étaient probablement davantage, puisque les quelque 120 disciples réunis avant la Pentecôte étaient déjà présents (Ac.1.15), parmi lesquels se trouvaient les onze apôtres Matthias ayant remplacé Judas ainsi que plusieurs femmes, dont Marie, la mère de Jésus (Ac.1.14-26).

Ce qui frappe Luc n’est pas d’abord leur nombre, mais leur unité. Malgré leurs différences, ils formaient « un seul cœur et une seule âme ». Cette unité n’était pas le fruit d’une organisation humaine, mais l’œuvre du Saint-Esprit, qui produisait en eux un profond amour fraternel et un véritable détachement des biens matériels.

v.33 Le travail des apôtres est intense : « Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. »

Il ne s’agit pas ici d’une entreprise humaine, ni d’une organisation cherchant à développer son influence. Les apôtres ne défendent pas une idée ou une philosophie : ils annoncent avec conviction ce qu’ils ont vu et vécu. Ils sont les témoins de la résurrection du Seigneur Jésus.

C’est précisément cette résurrection qui constitue le cœur de leur message. Sans elle, toute leur prédication serait vaine. C’est ce que l’apôtre Paul écrira plus tard :

« S’il n’y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1Co.15.13-14)

De son côté, l’apôtre Jean rappellera également que son témoignage repose sur une expérience réelle et personnelle :

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché concernant la Parole de la vie… nous vous l’annonçons. » (1 Jn.1.1)

Les apôtres ne transmettent donc pas une tradition ou un enseignement reçu de seconde main. Ils rendent témoignage de Celui qu’ils ont vu, entendu et rencontré. C’est cette certitude qui donne à leur prédication sa force, son autorité et sa puissance.

Fin du v.33 : « Et une grande grâce reposait sur eux tous. »

Le mot traduit par « grâce » est le terme grec charis. Il évoque bien sûr la faveur imméritée de Dieu, mais aussi la joie, la bienveillance et les bénédictions qu’il répand sur son peuple.

Cette grâce était visible dans la vie de toute l’assemblée. La joie du salut, l’amour fraternel et le zèle pour annoncer l’Évangile témoignaient de l’œuvre du Saint-Esprit au milieu d’eux.

Et, une fois encore, le nombre des croyants continuait d’augmenter.

Vous vous rappelez le premier épisode de cette série ? Le livre des Actes nous montre avant tout la fidélité de Dieu dans l’accomplissement de sa mission. C’est lui qui bâtit son Église.

Et nous, aujourd’hui ? Est-ce que nous considérerions comme un « bon problème » le fait de ne plus avoir assez de chaises le dimanche matin parce que le Seigneur ajoute de nouvelles personnes à son Église ?

Allons encore plus loin.

As-tu cette joie profonde de connaître le Seigneur Jésus, celui qui a donné sa vie pour sauver des pécheurs ? Crois-tu qu’il est mort et ressuscité pour toi ?

Si tu n’as jamais placé ta confiance en Jésus-Christ, tu peux le faire aujourd’hui. Il t’appelle à venir à lui, et il y a de la joie lorsque des hommes et des femmes se repentent et mettent leur foi en lui.

Nous sommes sur cette terre pour être ses témoins, non pas de manière isolée, mais au sein d’une communauté de croyants, une Église locale, où nous grandissons ensemble et où nous annonçons ensemble les merveilles de Dieu.

Quel encouragement de voir l’Évangile produire une telle œuvre dans la vie de son peuple !

II Le vivre ensemble avec équité : v.34-37

Dans la suite du texte v.34 à 37, ces versets nous montrent une Église qui apprend à vivre ensemble avec justice et équité. Les croyants ne cherchent pas à réformer la société par des moyens politiques ou sociaux ; ils vivent de manière à être le sel de la terre et la lumière du monde, conformément aux paroles de Jésus en Mtt.5.13-16 :

« Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde… Que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

Au sein de cette communauté, personne ne manquait de rien. Ceux qui possédaient des biens les vendaient volontairement afin de venir en aide à ceux qui étaient dans le besoin (v.34).

Ils déposaient le produit de leurs ventes aux pieds des apôtres. Ce geste n’avait pas pour but d’acheter une place dans l’assemblée, d’obtenir une faveur particulière ou de rémunérer ceux qui les avaient conduits à Christ. Il était simplement l’expression d’un amour fraternel qui recherchait le bien de tous.

Au v.35, les apôtres répartissaient ensuite les ressources selon les besoins de chacun.

Aujourd’hui encore, cette réalité nous enseigne quelque chose d’important. Dans un club sportif ou une association, il est normal de payer une cotisation ou une licence. Mais l’Église de Jésus-Christ ne fonctionne pas ainsi.

Si un jour vous entrez dans une assemblée où l’on vous demande de payer pour devenir membre, ou si l’on vous promet richesse, santé ou réussite en échange de votre argent, soyez vigilants. C’est ce que l’on appelle communément « l’évangile de la prospérité », et ce message ne correspond pas à l’Évangile annoncé dans les Écritures.

Le salut est entièrement gratuit. Il est offert par grâce à tous ceux qui mettent leur foi en Jésus-Christ.

Personne ne devrait vous contraindre à donner de l’argent à une Église. Les offrandes chrétiennes sont des dons libres, motivés par la reconnaissance envers Dieu et l’amour pour les autres.

Aux yeux du Seigneur, votre disponibilité, votre amour pour votre prochain, votre service fidèle et votre témoignage ont bien plus de valeur que toutes les richesses du monde.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si nous parlons de « dons » ou d’« offrandes ». Jésus lui-même enseigne en Mtt.6.3-4 :

« Mais toi, quand tu fais un don, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton don se fasse dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »

N’oublions pas non plus le contexte. Nous sommes aux tout débuts de l’Église. Les croyants ne possèdent pas encore le Nouveau Testament tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ils disposent des Écritures de l’Ancien Testament et de l’enseignement transmis par les apôtres, fondé sur les paroles et l’œuvre de Jésus-Christ. Malgré cela, le Saint-Esprit façonne déjà une communauté marquée par la générosité, l’unité et l’amour fraternel.

Le livre d’Ésaïe, souvent surnommé « le cinquième évangile » tant il annonce avec clarté l’œuvre du Messie, nous adresse cet encouragement :

« Agrandis l’espace de ta tente ! Qu’on déploie les toiles qui te servent d’habitation : ne retiens rien ! Allonge tes cordages et renforce tes piquets ! » (És 54.2)

Plus loin, le prophète ajoute :

« Partage ton pain avec celui qui a faim et fais entrer chez toi les pauvres sans foyer ! Quand tu vois un homme nu, couvre-le ! Ne te détourne pas de ton semblable ! Alors ta lumière jaillira comme l’aurore et ta guérison s’empressera de germer ; ta justice marchera devant toi et la gloire de l’Éternel sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras et l’Éternel répondra, tu crieras et il dira : « Me voici ! » Oui, si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les paroles mauvaises, si tu offres à celui qui a faim ce que tu désires toi-même et si tu réponds aux besoins de l’affligé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme le midi. » (És 58.7-10)

Annoncer l’Évangile, c’est aussi être attentif à ceux qui sont dans le besoin. La proclamation de la Bonne Nouvelle s’accompagne d’un amour concret envers notre prochain.

Dans nos quartiers compte de nombreux besoins, et le Seigneur nous appelle à les voir et à y répondre avec compassion.

Cependant, nous devons veiller à garder le bon équilibre. Comme nous l’avons vu au ch.3, Pierre et Jean viennent en aide à l’homme boiteux, mais ce miracle n’est jamais une fin en soi : il ouvre la porte au témoignage rendu à Jésus-Christ.

L’action sociale ne doit donc jamais remplacer l’annonce de l’Évangile. Les deux vont ensemble, mais le service de l’homme doit toujours conduire à la gloire de Dieu. Notre compassion manifeste l’amour du Christ, et notre témoignage annonce le salut qu’il offre. L’humain ne doit jamais éclipser le divin ; au contraire, il doit conduire les hommes à Celui qui seul peut transformer leur cœur.

J’ai écouté un podcaste d’une Québécoise chrétienne qui disait : « Les jobs qui vont rester et qui ne pourront pas être remplacés par des robots sont les emplois humains et sociaux. Un robot peut prodiguer des soins à des personnes qui souffrent, mais il ne pourra jamais témoigner d’empathie. Nous avons une opportunité à saisir pour témoigner de l’amour de Dieu. Jésus, lui, a été rempli d’empathie au point d’en déborder. » Elisabeth Aubut

C’est prenant, mais tellement passionnant à vivre.

Aux v.36-37, deux personnes posent un geste concret en mettant leurs biens à disposition de l’assemblée.

Nous pouvons lire en Rm.12.1 :

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » (NEG)

Je cite ici une traduction différente afin de mettre en évidence le sens du mot « culte », qui peut aussi être rendu par « service » dans d’autres versions.

Ce point me semble important : ce verset parle d’un don total de soi à Dieu. Paul poursuit dans cette même dynamique lorsqu’il écrit :

« Conformément à ma ferme attente et à mon espérance, je n’aurai honte de rien ; mais maintenant comme toujours, Christ sera glorifié avec une pleine assurance dans mon corps, soit par ma vie, soit par ma mort. Car Christ est ma vie, et mourir m’est un gain. » (Ph 1.20-21)

Paul est prêt à offrir sa vie, car elle ne lui appartient plus : il est entièrement consacré à Dieu. Il marche ainsi dans les pas du Seigneur Jésus, qui a donné sa vie pour nous : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jn 3.16)

J’aime beaucoup cette formule : « Dieu avait un seul Fils, il en a fait un évangéliste ! »

Et nous, comment cela nous parle-t-il aujourd’hui ? En 2024, avons-nous encore cette vision d’expansion et de mission ?

Ce qui nous amène à la suite du texte que nous étudions aujourd’hui.

Paradoxe grammaticale : Un paradoxe grammaticale est une figure de style qui consiste à associer deux mots ou idées contradictoires dans une phrase, un vers ou un discours, allant à l’encontre du sens commun.

Le v.1 commence par une conjonction de coordination : « Mais ». Une conjonction est un mot invariable qui sert à relier deux mots ou deux phrases. Elle introduit ici un contraste, voire un paradoxe.

Comme l’écrit Paul Valéry :

« Le paradoxe cache souvent, sous une formule ou une idée qui paraît étonnante, une vérité que l’on peut soutenir. »

III la tromperie, justice de Dieu et avertissements. v.1-11

Ainsi, au v.1, nous voyons un charmant couple qui agit avec cœur en donnant de ses biens. Mais dès le début du verset 2, le récit bascule : c’est la dégringolade, la tromperie. Ananias vend une propriété, avec l’accord de sa femme Saphira.

Ananias apporte ensuite une partie de la somme aux apôtres, comme si de rien n’était (fin du v.2).

Pierre l’interpelle et lui demande pourquoi Satan a rempli son cœur (v.3). Arrêtons-nous sur cette formulation :

« Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit ? »

Ananias pèche volontairement. Il fait un choix conscient et tente de tromper l’Église du Seigneur.

Paul décrira plus tard la finalité de cette Église :

« Christ a aimé l’Église. Il s’est donné lui-même pour elle afin de la conduire à la sainteté, après l’avoir purifiée et lavée par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui une Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. » (Ép 5.25-27)

Ce texte n’avait pas encore été écrit à ce moment-là, mais on peut supposer que certains chrétiens savaient qu’Ananias avait vendu un bien pour une certaine somme. Dès lors, l’offrande présentée aux apôtres ne pouvait pas rester cachée.

Ce passage des Éphésiens rappelle que la vie de l’Église repose sur des relations marquées par la vérité et la confiance. Ici, cette confiance est brisée (v.4).

Attention toutefois : le texte ne dit pas que l’Esprit aurait révélé directement la situation aux apôtres.

Au v.5, la sentence tombe : Ananias meurt. Cela produit une grande crainte parmi tous ceux qui sont témoins de la scène.

(Je saute volontairement le v.6)

Au v.7, Saphira, la femme d’Ananias, arrive environ trois heures plus tard, ce qui suggère qu’il y a eu un certain délai entre les événements, peut-être aussi une absence de communication entre eux.

Au v.8, Pierre cherche à savoir si Ananias était seul dans cette démarche. Mais Saphira poursuit le mensonge.

Au v.9, Pierre lui demande pourquoi ils se sont laissé tenter. Il annonce alors également le jugement qui la concerne.

Au v.10, Saphira meurt à son tour.

Je reviens au v.6.

Vous avez remarqué ? Ce sont des jeunes qui s’occupent de cette tâche funèbre.

Pourquoi, selon vous ? Selon mon approche, cela sert d’avertissement à la jeune génération… mais pas uniquement à elle. Ce texte doit nous parler encore aujourd’hui à tous.

Le v.11 nous le présente clairement. Cette histoire d’Ananias et Saphira nous sert d’avertissement en révélant la justice de Dieu.

Pourquoi une sanction si sévère ?

Parce que Dieu veut faire connaître sa justice.

Ananias et Saphira étaient juifs. Ils ont voulu tromper Dieu en gardant une partie du produit de la vente de leur propriété.

Ils avaient la Loi (le Pentateuque) et les Prophètes. En souhaitant rejoindre l’Église tout en présentant une somme inexacte, leur responsabilité est d’autant plus grande : ils mentent et manifestent que leur foi n’est pas pleinement et sincèrement consacrée à Dieu. À l’inverse d’Adam et Ève, qui ont péché sans la Loi, mais seulement avec les avertissements de Dieu.

Paul écrira aux Romains : « Mais maintenant, la justice de Dieu dont témoignent la loi et les prophètes a été manifestée indépendamment de la loi : c’est la justice de Dieu par la foi en Jésus- Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement déclarés justes par sa grâce, par le moyen de la libération qui se trouve en Jésus-Christ. » Rm.3.21-24

La triste expérience d’Ananias et Saphira nous met en garde contre un cœur partagé. Nous sommes ici aux débuts de l’Église. Dieu a donné un avertissement à travers leur chute, et parce qu’il aime son peuple, il désire que nous ayons un cœur entier pour le suivre. La justice de Dieu a été accomplie une fois pour toutes à la croix par le Seigneur Jésus. L’attitude d’Ananias et Saphira révèle, quant à elle, un manque de sincérité et d’intégrité dans leur cœur. Imaginez que je dise : « Je suis gracié, sauvé par l’œuvre du Seigneur Jésus », tout en persistant volontairement dans le péché.

N’y a-t-il pas alors un déséquilibre dans la compréhension de la justice de Dieu ? Jésus, lui, n’a rien fait à moitié. Il s’est donné entièrement, s’offrant lui-même en sacrifice pour nous. C’est à travers sa justice que nous découvrons pleinement sa grâce.

Est-ce le temps, pour l’Église, de se réformer à nouveau et de vivre dans la dépendance du Seigneur, dans la sobriété et la piété ?

Je ne veux pas dire qu’il est mauvais de posséder des biens matériels ou d’avoir des ressources. Mais la vraie question est : qu’en faisons-nous ?

Comme les premiers chrétiens, les mettons-nous à la disposition du Seigneur ?

IV Applications pour nous !

Qu’avons-nous par nous-mêmes ?

Réponse simple : rien.

« Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ? » (1 Co 4.7)

« Tout bienfait et tout don parfait viennent d’en haut ; ils descendent du Père des lumières, en qui il n’y a ni changement ni ombre de variation. » (Jc 1.17)

Et le plus grand don de Dieu pour les hommes, c’est d’avoir donné Jésus.

Jésus n’a pas choisi des personnes extraordinaires, mais des pécheurs. Il veut rétablir la relation entre Dieu le Père et toi et moi.

Il nous met en garde contre les mauvaises attitudes, et le ch.3 de 2 Timothée nous avertit encore sur les dérives du cœur humain.

Soyons réconciliés avec Dieu et faisons les choses pour sa gloire et non pour nous-mêmes.

« Tout ce que vous faites, faites-le de tout votre cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense. Le Seigneur que vous servez, c’est Christ. » (Col 3.23-24)