Thème

Bible

Auteurs

M-A. Brun

Lieu

Seloncourt

Date

04/10/2026

Du 25 au 28 septembre 2026 le pape est venu en France pour un voyage apostolique.

Il est venu dans un pays aux racines chrétiennes. Il est intéressant de voir qu’il y a 600 000 personnes qui sont inscrites pour le voir. Ça ressemble à ce que je faisais lorsque je travaillais dans la grande distribution. Les rayons, en fin de journée, étaient presque vides et, pour donner l’illusion que le stock était encore là, j’avançais tous les produits afin de donner cette impression d’abondance.

Il y a une expression québécoise qui dit : « Y a du monde à la messe ! » 😂 (Pour le coup, c’est très littéral)

Mais la piété était pour l’homme ou ce qu’il représente ou pour la gloire de Dieu ?

L’actualité des jours qui on suivis à Strasbourg, ou dans d’autres villes de France, nous a montré un paradoxe…

Quelques jours après, où nous avons pu voir une grande ferveur autour de l’héritage chrétien de la France.

Et 4 jours plus tard, des transports en commun ont été caillassés et dégradés, dans un contexte qui nous rappelle certaines tensions et fragilités présentes dans notre société.

En regardant ces événements, je ne peux m’empêcher de penser à l’histoire des royaumes d’Israël et de Juda. Leur histoire nous montre combien un héritage spirituel peut être précieux, mais aussi combien il est important de ne pas simplement se réclamer d’un héritage :

Encore faut-il chercher Dieu et marcher avec Lui.

Peut-être que ces événements sont pour nous une occasion de prier pour notre pays, pour ceux qui le dirigent, pour ceux qui souffrent des tensions actuelles, mais aussi pour que nous-mêmes restions attachés au Seigneur.

Car au-delà de l’histoire d’une nation, Dieu nous appelle chacun personnellement à Le rechercher, à vivre selon Sa Parole et à être, avec humilité, une lumière autour de nous.

« Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère. » 2Tim.4.3-5

Alors, commençons par regarder ce que nous dit le NT. La situation qu’on va regarder aujourd’hui concerne le peuple.

Mais juste avant, j’aimerais qu’on prenne conscience d’une chose : il n’y a rien de nouveau sous le soleil…

Petite parenthèse : le passage de la seconde lettre à Timothée nous parle de l’Église.

Alors, si on transpose ça à ce qu’on appelle la « fille aînée de l’Église » aujourd’hui… c’est comme ça que la France chrétienne se considère.

Survol du livre du prophète Amos

« Une ambiance que l’on peut connaître »

Qui est Amos et à quelle époque l’histoire se déroule-t-elle ?
Le prophète Amos était un Judéen de Tekoa, une localité à environ 20 km au sud de Jérusalem et à 9 km au sud-est de Bethléhem, sur la route de Bethléhem à la mer Morte. 
Située à environ 850 m d’altitude, dans une région montagneuse, cette localité était proche de la frontière entre les deux royaumes.
Le personnage principal se présente comme un berger ou un éleveur du royaume de Juda, c’est-à-dire du royaume du Sud (1.1 et 7.14).Amos vivait non loin de la frontière entre le royaume du Nord et celui du Sud, à la suite de la sécession qui avait divisé le royaume d’Israël, environ 150 ans plus tôt (voir 1R.12).
Son ministère est probablement à situer entre 765 et 750 av. J.-C. 
Le livre d’Amos est en partie rédigé dans un style autobiographique, notamment lorsqu’Amos rapporte son appel et certaines de ses expériences.
C’est dans ce contexte qu’Amos reçoit l’appel de l’Éternel à aller proclamer sa parole dans le royaume du Nord, c’est-à-dire le royaume d’Israël.
Il a exercé son ministère au temps d’Ozias, roi de Juda (792-740 av. J.-C.), et de Jéroboam II, roi d’Israël (793-753 av. J.-C.). Pour cette période, voir 2R.14.23–15.7 et 2Ch.26.
Amos précise également que son ministère a commencé « deux ans avant le tremblement de terre ». 
Ce tremblement de terre a laissé une vive impression et a marqué les mémoires, même si nous ne savons rien de plus sur l’ampleur ou les conséquences de cette catastrophe naturelle (1.1).

Le message :


Le nom d’Amos signifie « porteur de fardeaux » et correspond bien au ministère du prophète. 
Il porte le poids d’un peuple qui s’est égaré. 
Dans un style vigoureux, Amos dénonce les péchés de Juda et particulièrement ceux d’Israël formé des dix tribus : idolâtrie, mépris des pauvres et débauche. 
Mais il ne cesse de supplier le peuple de revenir à l’Éternel.
L’annonce des jugements est proclamée avec force, et cela dans un temps de prospérité et de paix !

L’état de péché est à son comble, le jugement est imminent, Dieu va « récompenser » les pécheurs. 
Le concept de rétribution proclamé par Amos est toujours rejeté par la société contemporaine. Il est pourtant biblique. 
En écoutant les paroles du prophète, nous sentons la présence d’un Dieu saint qui ne peut supporter le péché. 
Si Dieu est patient, il ne peut laisser les péchés impunis. Que nous puissions encore entendre aujourd’hui la voix du prophète dans un monde qui court à sa perte et précipite son jugement !

Mais pour Dieu, les jugements ne sont jamais une fin en soi.

Amos termine sa mission en annonçant le relèvement d’Israël et son établissement définitif dans la terre promise à Abraham. C’est ainsi que la miséricorde a le dernier mot !

Le Ch.1 nous parle des prophéties contre les nations :
1️⃣ Contre Damas (3-5)
2️⃣ Contre Gaza (6-8)
3️⃣ Contre Tyr (9-10)
4️⃣ Contre Édom (11-12)
5️⃣ Contre Ammon (13-15)

Ch.2
6️⃣ Contre Moab (1-3)
7️⃣ Contre Juda (4-5)
8️⃣ Contre Israël (6-16)

En voyant l’approche d’Amos nous pouvons voir qu’il cible Israël, pourquoi ?

Le peuple choisir et élu de Dieu voir les alliances faites avec les différents dirigeants.

Dans l’AT il y a plusieurs Alliances établi par Dieu avec les hommes :

– Celle de Noé où Dieu promet de ne plus détruire la terre et les hommes par le déluge Gen.9.8-17

– Celle avec Abraham Gen.12.1-4 (Dieu fera de lui une grand nation, qu’Il le bénira et qui sera aussi une bénédiction pour tous les peuples) confirmé en Gen.15.10

– Celle avec Moïse Ex.19.5 (Dieu indique que si le peuple écoute sa voix et garde son alliance, il lui appartiendra personnellement parmi tout les peuples, car toutes la terre appartient à Dieu)

– Celle avec David 2Sam.7.8b-16. Dans ce texte l’alliance ou promesse va encore plus loin, car avant les alliances étaient pour le peuple, là par cette alliance la bénédiction sera personnelle.

Dans chacune de ses alliances Dieu s’engage seul pour les hommes, maintenant Dieu s’engage pour tous les hommes qui placent leur confiance dans cette promesse il y’a une révélation plus grande celle de Jésus, fils de David.

Au ch.3 Amos évoque le jugement sur le peuple d’Israël :

« Écoutez cette parole que l’Éternel prononce contre vous, Israélites, contre toute la famille que j’ai fait sortir d’Égypte ! Je vous ai choisis, vous seuls parmi toutes les familles de la terre, c’est pourquoi j’interviendrai contre vous pour tous vos péchés. » v.1-2

v.3 Amos commence à parler de manière très figurative, pour présenter le jugement de l’Éternel à ses
contemporains.
Aux
v.4-8 il utilise un style hébraïque : « un Chiasme » : une figure de style qui croise des éléments dans un ordre inversé selon une structure en miroir de type AB-BA

« Le lion rugit-il dans la forêt sans avoir une proie ? » v.4
« Le lion rugit : qui ne serait pas effrayé ? »
v.8

Et regardons au v.6 « Sonne-t-on de la trompette dans une ville sans que le peuple soit dans l’épouvante ? »

Lorsque l’on regarde la vis-à-vis du déroulement du texte :
1 le v.4 introduit une manière de dire de ne pas s’inquiéter, car le lion rugit seulement lorsqu’il a sa proie.
2 Au v.6, il nous parle de la trompette que l’on sonne lorsque le danger est imminent.
3 Au v.8, si le lion rugit, ne sommes-nous pas épouvantés ?

La structuration de cette portion nous montre ce sur quoi l’auteur veut insister. Le sens du message ch.1.2 : « L’Éternel rugit de Sion, et de Jérusalem il fait entendre sa voix ».

À partir du v.9 jusqu’au ch.4.3 Amos décrit les châtiments que l’Eternel réserve au peuple pour s’être détourner de Lui.

Est-ce que Dieu abandonne son peuple en le châtiant ? « C’est pourquoi je te traiterai de la même manière, Israël ; Et puisque je te traiterai de la même manière, Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, Ô Israël !
Car voici celui qui a formé les montagnes et créé le vent, Et qui fait connaître à l’homme ses pensées, Celui qui change l’aurore en ténèbres, Et qui marche sur les hauteurs de la terre : Son nom est l’Éternel, le Dieu des armées. »
v.12-13

Non on voit que Dieu laisse une porte ouverte, car à la fin de du v.12 « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu » au v.13 « Celui qui change l’aurore en ténèbres » si Dieu peu changé l’aurore en ténèbres ne peut-il pas faire l’inverse ?

Pour rappel, nous sommes dans une période de prospérité et de paix, quelques années après la prophétie d’Amos les premières invasions assyrienne commence.

« Revenez à celui dont on s’est profondément détourné, Enfants d’Israël ! » Ésa.31.6 (prophétie une vingtaines d’années après)

Le verset d’Ésaïe est intitulé « Le salut vient de Dieu seul ».

Le v.12 du livre est très central dans ce livre est c’est souvent celui qui est connut dans ce livre.

Au ch.5.4 « Cherchez-moi, et vous vivrez  ! » nous montre bien cette importance de revenir constamment à Dieu.

Renouvelé nos pensées : « Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Rom.12.2

La suite du ch.5 est un enchainement de reproches au peuple :
–
« Parce que vous avez foulé le misérable » v.11
– « Le sage se tait ; Car ces temps sont mauvais. » v.13
Au v.14-15 « Recherchez le bien et non le mal, afin que vous viviez, Et qu’ainsi l’Éternel, le Dieu des armées, soit avec vous, Comme vous le dites. Haïssez le mal et aimez le bien, Faites régner à la porte la justice ; Et peut-être l’Éternel, le Dieu des armées, aura pitié Des restes de Joseph. » cela est une invitation à revenir à Dieu.

Ch.6.1 « Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion et en sécurité sur la montagne de Samarie, à ces grands de la première des nations auprès desquels va la communauté d’Israël ! » Amos expose les choses de manières assez vigoureuses, autrement dit « il n’y va pas avec le dos de la cuillère. »

v.3-6 « Vous croyez éloigner le jour du malheur, mais vous faites approcher le règne de la violence. Ils se reposent sur des lits d’ivoire, ils sont vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais.
Ils improvisent au son du luth, ils se croient habiles comme David sur les instruments de musique. Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils ont recours à la meilleure huile, mais ils ne s’attristent pas de la ruine de Joseph. »

Pourquoi être si cache ? « J’ai en horreur l’orgueil de Jacob, et je déteste ses palais. Je livrerai la ville et tout ce qu’elle contient. » v.8 Le NT répond parfaitement à pour nous chrétien du 21ème siècle : « Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur, attachez-vous au bien. » Rm.12.9

Aussi nous savons que Dieu c’est mise à part un peuple, une nation, dans l’actualité du livre d’Amos le peuple est tellement loin de Dieu que nous pouvons voir qu’il a besoin d’un sauveur, d’un libérateur, car une nation va surgir contre Israël v.14.

Pour le prophète Amos cela était un fardeau de voir son peuple courir à sa perte.

À partir du ch.7.1-9 Amos expose la colère que Dieu à envers le peuple.

À partir du v.10 que sacrificateur reçoit ces prophéties comme une agression et porte des accusations vis à vie d’Amos : « Amatsia, sacrificateur de Béthel, envoya à Jéroboam, roi d’Israël, disant : Amos a conspiré contre toi au milieu de la maison d’Israël ; le pays ne peut pas supporter toutes ses paroles. »

Mais Amos ne se laisse pas intimidé :
1️⃣ « Jéroboam mourra par l’épée, et Israël sera certainement transporté de dessus sa terre. v.14
2️⃣ Je n’étais pas prophète, et je n’étais pas fils de prophète ; mais je gardais le bétail, et je cueillais le fruit des sycomores ; et l’Éternel me prit quand je suivais le menu bétail, et l’Éternel me dit : Va, prophétise à mon peuple Israël. v.15
3️⃣ Ta femme se prostituera dans la ville, et tes fils et tes filles tomberont par l’épée, et ta terre sera partagée au cordeau, et tu mourras dans une terre impure, et Israël sera certainement transporté de dessus sa terre. » v.17

Des paroles sévères, quand Amos parle de prostitué rappelons-nous le livre d’Osée : « Va prendre une femme prostituée et des enfants de prostitution ! En effet, le pays se prostitue, il abandonne l’Éternel. » Os.1.2

Osée a prophétisé aussi sous le règne Ozias.

Ch.8 Amos à une vision d’une corbeille de fruits qui annonce qui nous parle des pénuries que va vivre le peuple, et que le peuple continuera à s’enfoncer dans le péché.

Rappelons-nous le début du livre d’Ésaïe : « Et la fille de Sion est restée Comme une cabane dans une vigne, Comme une hutte dans un champ de concombres, Comme une ville épargnée. » 1.8

Dieu a t-il abandonné son peuple celui à qui Il a fait des promesses ?

À première lecture de ce dernier chapitre j’ai pensais à ce chant, tiré du Psa.139 « Là aussi » , probablement pour la rythmique que le texte. Ce qui est intéressant d’observer en lisant ces textes c’est que l’on voit une réelle dichotomie ou opposition dans ce qu’ils disent.
En effet du v.1-10, nous pouvons voir les châtiments que l’Eternel prononce cotre le peuple, tel « Le lion [qui] rugit » : tandis que le Ps.139 montre que Dieu est toujours à nos cotés et reste prés de nous.

Bien souvent nous pensons que Dieu nous abandonne, alors que c’est nous qui nous éloignons.

Dieu averti le peuple par la prophétie d’Amos, mais tous ces avertissements se terminent pas une lueur d’espoir :

« En ce temps-là, je relèverai de sa chute la maison de David, J’en réparerai les brèches, j’en redresserai les ruines, Et je la rebâtirai comme elle était autrefois » v.11

Souvent quand nous sommes enfant nous pouvons avoir peur du noir et si on nous met dans le sous une couverture un sentiment d’étouffé ou de mourir, de même quand nous faisons une bêtise : « mon père va me tuer !! » si c’était le cas aujourd’hui je serai pas là.

Dieu aime ses enfants ou ceux qu’il a créer et il nous corrige pour nous ramener dans un chemin droit.

Dans le livre d’Ésaïe voici ce qu’il écrira :

« Ceux qui seront issus de toi bâtiront ce qui était ruiné dès longtemps ; tu relèveras les fondements qui étaient restés de génération en génération, et on t’appellera : réparateur des brèches, restaurateur des sentiers fréquentés » Esa.58.12

C’est écrit peu après la période d’Amos ; Le peuple s’éloigne de son créateur, malgré une prospérité et la paix le cœur de l’homme reste le même.

« Éternel, tu m’examines et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée. Tu sais quand je marche et quand je me couche, et toutes mes voies te sont familières.
La parole n’est pas encore sur ma langue que déjà, Éternel, tu la connais entièrement.
Tu m’entoures par-derrière et par-devant, et tu mets ta main sur moi.
Une telle connaissance est trop extraordinaire pour moi, elle est trop élevée pour que je puisse l’atteindre.
Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence ?
Si je monte au ciel, tu es là ; si je me couche au séjour des morts, te voilà.
Si je prends les ailes de l’aurore pour habiter à l’extrémité de la mer, à aussi ta main me conduira, ta main droite m’empoignera. Si je me dis : « Au moins les ténèbres me couvriront », la nuit devient lumière autour de moi ! Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi : la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le ventre de ma mère.Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et je le reconnais bien. »
Ps.139.1-14

Le Dieu créateur de chacun d’entre nous a envoyé son Fils pour nous.

Quel Créateur admirable ! Comme le peuple d’autrefois, nous avons cette fâcheuse tendance à nous éloigner de Dieu, à vouloir vivre notre vie et à accomplir notre devoir religieux sans amour, sans saveur.

Nous n’avons plus de sacrifice à offrir : Dieu, par Jésus, a payé le prix de notre rançon.

Ce texte est là pour nous rappeler ces choses essentielles : « Attachons-nous aux promesses de Dieu », et donnons-Lui tout notre cœur, sincèrement, à Jésus qui a payé le prix pour nous.