Thème

Bible

Auteurs

M-A. Brun

Lieu

Bennwhir

Date

14/06/2026

Avez-vous déjà traversé un désert ou un lieu si aride que l’eau vienne à vous manquer, au point de désespérer de survivre ou de poursuivre votre chemin ?
Dans le passage que nous allons étudier aujourd’hui, c’est le cas du personnage principal et de son fils.

Pour situer l’histoire : Abram vient d’avoir son fils (Issac), « L’Éternel se souvint de ce qu’il avait dit à Sara, et l’Éternel accomplit pour Sara ce qu’il avait promis. Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. » v.1-2
C’est beau et mignon, mais il y a un petit problème : Abram a déjà un enfant, Ismaël, le fils d’Agar, la servante de Sara.
Et l’on perçoit une forme de jalousie de la part de Sara (v. 9).

D’où vient cette jalousie ? 😡
Abram avait reçu une promesse de la part de l’Eternel au Ch.12« Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. » un peu plus loin : « Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, avec tous les biens qu’ils possédaient et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Charan. Ils partirent pour aller dans le pays de Canaan, et ils arrivèrent au pays de Canaan. »

  • Pour faire simple, Abraham vient de recevoir une promesse.
  • Dieu a conclu une alliance avec lui et lui a promis une descendance qui deviendrait

Au ch.17, l’Éternel change le nom d’Abram en « Abraham » (« père d’une multitude »).
Sara avait peut-être le sentiment que son fils serait en concurrence avec celui d’Agar.
L’auteur de la Genèse (Moïse) écrit : « Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. »

Combien nous réalisons que les temps de Dieu ne sont pas les nôtres ! Revenons au début du passage que nous examinons.

Au v.10, Sara demande à Abraham de chasser sa servante afin que son fils, Ismaël, n’hérite pas avec son propre fils, Isaac. 
Imaginons la scène et la douleur d’un père qui a eu tant de difficultés à avoir son premier fils et à qui la femme qu’il aime lui dise :

« Voici, l’Éternel m’a rendue stérile ; viens, je te prie, va vers ma servante  ; peut-être aurai-je par elle des enfants. » Gn.16.2


Pardon de le dire ainsi, mais c’est un peu léger de la part de cette épouse, qui a accepté de tout quitter, son pays pour suivre un homme plus âgé.

« L’Éternel se souvint de ce qu’il avait dit à Sara, et l’Éternel accomplit pour Sara ce qu’il avait promis. » 17.1

Sincèrement, cela ne vous rappelle-t-il pas une autre situation ?
En Gn.3 Adam a reçu les consignes de Dieu, mais soit il ne les a pas transmises à Ève, soit il ne l’a pas arrêtée face à la séduction du diable et à la chute…

Vous connaissez sûrement cette histoire.

Quoi qu’il en soit, ne cherchons pas à déterminer qui est le plus fautif.

Le ch.21 nous montre que Dieu reste fidèle aux promesses qu’il a faites à Abraham : « Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l’enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu’elle te demandera  ; car c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. Je ferai aussi une nation du fils de ta servante  ; car il est ta postérité. » v.12-13

Au v.14a, Abraham accomplit son devoir de père envers Ismaël et sa mère, Agar, en leur donnant de quoi survivre. « Tu seras une source de bénédiction. » Gn.12.2

Au v.14b, Agar, mère célibataire, se retrouve dans le désert de Beer-Shéba et s’égare. 🥹
Les ressources données par Abraham s’épuisent. Elle en vient alors à faire l’impensable pour une mère : abandonner son enfant à son triste sort (v.15).

Mais les cris de son fils lui rappellent toute la douleur de son geste.
Au v.16, Dieu entend sa plainte et ses cris. Combien il est bon et compatissant ! Que lui dit-il ? « Qu’as-tu, Agar  ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le lieu où il est. Lève-toi, prends l’enfant, saisis-le de ta main  ; car je ferai de lui une grande nation. »
🛑 Arrêtons nous sur les versets v.17-18 :

  1.  « Qu’as-tu, Agar ? » toute la douceur d’un père pour ses enfants, d’un mari pour son épouse.
  2.  « Ne crains point » Dieu est un Dieu protecteur.

  3.  « Car Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le lieu où il est » Il entend nos voix, celle de son enfant qui pleure, jamais trop bas, jamais trop loin, c’est un Dieu de proximité.
  4.  « Lève-toi, prends l’enfant, saisis-le de ta main » Un Dieu qui prend soin de ses enfants, Il les conduit.
  5. « Car je ferai de lui une grande nation. » Un Dieu qui béni en faisant des promesses à ses enfants.

Nous avons besoin de retenir et nous rappeler ces choses tellement importantes.
Au v.19 Dieu lui montre un puit pour quelle se rassasie dans ce milieu aride :

« L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. 
Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, 
À cause de son nom. 
Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi  : Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires  ; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. 
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours. » Ps.23
v.20-21 : Dieu est resté avec Ismaël dans le désert, il devient un tireur à l’arc et sa mère lui à trouvé une femme en Égypte.


Pourquoi sommes nous concerné par cette histoire qui est si loin de nous dans le temps et culturellement aussi éloigné ?

Êtes-vous des descendants d’Abraham ? ✡️

D’un point de vue généalogique, nous descendons tous des premiers êtres humains.

Mais, d’un point de vue spirituel, nous sommes tous des enfants de la foi, non pas de la foi en Abraham, mais de la foi en Dieu.

Les alliances que Dieu a conclues avec Abraham (Gn 12, Gn 15 & Gn 17), ainsi qu’avec d’autres personnages, nous le montrent : « Nous donc aussi, puisque nous sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée. 
Faisons-le en gardant les regards sur Jésus, qui fait naître la foi et la mène à la perfection. En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix en méprisant la honte qui s’y attachait et il s’est assis à la droite du trône de Dieu. » He.11.1-2

Ces alliances sont pour Abraham, mais s’applique à nous aussi : « Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom grand et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » Gn.12.2-3
Nous sommes pas Juif en effet au sens religieux : « Car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. » Jn.4.22-24
L’histoire de la femme samaritaine s’inscrit pleinement dans la continuité du récit d’Agar.

Jésus, rabbin juif, est Dieu incarné venu parmi les hommes pour sauver l’humanité.

Nous sommes les témoins vivants de son œuvre sur la terre et à la croix pour tous les hommes.
Combien d’hommes & de femmes passent par le désert de ce monde actuellement et meurent sans avoir était désaltéré ?

⚠️ Beaucoup trop !!!

Nous avons accès à cette « source intarissable » ; ne devrions-nous pas donner un peu d’eau à une âme assoiffée ?

Il est intéressant d’observer qu’Agar est la mère d’Ismaël.
Par qui entendez-vous le plus souvent parler d’Ismaël ?
Par nos cousins musulmans… 
ℹ️ Petite info : Agar = migrant
Dans le coran il est écrit littéralement :

« Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi. La vérité certes, t’est venue de ton Seigneur: ne sois donc point de ceux qui doutent. » sourate 10 (Yunus = Jonas) v.94

Beaucoup de musulmans pratique une religion sans en comprendre le l’idée.
 « Isa » (Jésus en arabe) dans l’Islam est un prophète et les musulmans ne comprennent pas toujours son œuvre.

Restons nous là ?

Petit témoignage : 😌
 Je vous ai cité le Psaume 23.

Un jour, nous organisions une soirée avec des amis de l’Église locale.

Nous avions invité des personnes extérieures à l’Église, notamment des musulmans.
Une femme, effrayée par l’orage, m’a demandé si elle pouvait rester un peu plus longtemps.

Elle était la bienvenue.
Nous lui avons alors demandé pourquoi elle avait si peur de l’orage. Elle nous a répondu : « C’est la colère d’Allah* » (*Dieu en arabe).
Je lui ai alors demandé : « Puis-je vous lire un poème ? » Elle a accepté. 
🙏 Je suis allé chercher une Bible en arabe et je lui ai lu comme une prière, le Ps.23. Malgré l’orage, elle a retrouvé une certaine paix. Je lui ai ensuite demandé où elle en était dans sa relation avec Dieu.
Sa plus grande peur était que Dieu l’abandonne, comme Agar.

Ps.22 « Mon Dieu  ! mon Dieu  ! pourquoi m’as-tu abandonné, Et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes  ? Mon Dieu  ! je crie le jour, et tu ne réponds pas  ; La nuit, et je n’ai point de repos. »


Vous imaginez les ponts que l’on peut faire avec ces textes et Christ, qui peut compatir à sa détresse, Lui qui les a vécu.

💪 Considérons donc bien nos voies, reprenons le flambeau de la Bonne Nouvelle et allons le dire à notre prochain.

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Rm.8.31